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Économie - De la théorie à la réalité

Du Dr Sophie Nivoix*

Un champ de connaissance ne peut se limiter à la description factuelle d’éléments sans tenter d’analyser leurs liens et de mettre en évidence des relations de causalité. Il est alors nécessaire d’employer des concepts plus abstraits, de formuler des hypothèses et d’élaborer des modèles qui facilitent la compréhension, la maîtrise, voire la prévision de la réalité observée. C’est la complexité des phénomènes étudiés qui amène à l’abstraction des raisonnements, et c’est la nécessité de fiabilité qui conduit à confronter les théories aux faits. Cette confrontation constitue un aspect particulièrement sensible dans le domaine économique, où les rapides évolutions conjoncturelles fournissent de multiples occasions de déjouer les pronostics les plus avisés.

Des faits ou des théories, lesquels doivent être tenus pour responsables ? Afin d’éclaircir les choses, il faut préciser qu’au-delà de la nécessaire modélisation du réel, l’économie se focalise fortement sur la recherche de variables explicatives des phénomènes analysés. Et comme les interactions entre variables micro et macroéconomiques s’avèrent particulièrement nombreuses, la théorie est non seulement obligée de simplifier les faits, mais aussi de négliger certaines variations périphériques par rapport à l’objet principal de l’étude. Ainsi, raisonnons-nous « ceteris paribus », soit « toutes choses égales par ailleurs », c’est-à-dire en admettant que les variables autres que celles que nous étudions n’ont pas fluctué. Cela ne correspond pas bien entendu à la complexité réelle, mais répond à une nécessité pour réaliser des modèles clairs et utilisables.

Par exemple, nous pouvons faire la longue liste des variables influant sur le cours d’une action : les prévisions d’activité de l’entreprise, la liquidité du marché, la tendance des résultats des autres firmes, les taux d’intérêt, etc. Et ensuite, nous dirons que toutes choses égales par ailleurs (stabilité de la liquidité, des résultats des autres firmes, des taux d’intérêt, etc.), le cours d’une action est – entre autres – une fonction croissante des prévisions de résultat de l’entreprise. Cette affirmation permet de prévoir l’évolution du cours d’une action suivant cette variable, en admettant naturellement que l’on dispose d’anticipations fiables pour estimer une telle variable explicative (et si possible les autres). Certes, de tels outils s’avèrent fréquemment très imparfaits, mais leur utilisation est d’autant plus appropriée que l’on en connaît les limites. Tout comme une carte routière ou un système GPS ne remplace pas le paysage en trois dimensions, la théorie ne saurait restituer fidèlement toute la réalité. Mais l’absence de cadre d’analyse et de repères, si changeants soient-ils, représente une situation bien moins enviable. Notons parallèlement que le principal apport d’une discipline ne réside pas forcément dans sa capacité de prévision, mais plutôt dans le développement d’outils d’analyse et de compréhension.

La théorie réduit donc, déplace et modifie parfois la nature de l’incertitude, mais n’est pas en mesure de la supprimer. Faut-il s’en émouvoir ? Heureusement non, car la disparition de l’incertitude, qui serait déjà synonyme d’un rigide déterminisme dans les sciences de la matière, signifierait davantage encore dans une science sociale. En effet, cela impliquerait que toutes les décisions à venir sont déjà prises et qu’en réalité, nous ne disposons d’aucun libre arbitre. Mais là nous quittons l’économie pour la philosophie…

* Spécialiste de finance à l’Université de Poitiers, professeur à l’ESA

En coopération avec : ESA

Beyrouth 24-09-2008
Rédaction
L'Orient le Jour





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