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Vu d'ailleurs - La question corse, un problème de 30 ans toujours d’actualité

France S’appuyant sur un malaise économique et social récurrent, les nationalistes corses mènent un combat féroce, pour l’indépendance de leur île. Un problème que l’État français ne parvient pas à résoudre depuis 30 ans. Enquête sur place.

« Les indépendantistes n’ont pas tous les droits et je ne laisserai pas une petite équipe bafouer la République. La loi s’applique en Corse comme sur chaque centimètre de la République française. » C’est en ces termes que le président français, Nicolas Sarkozy, a commenté, lors de son voyage à Damas, la brève occupation par des indépendantistes corses du jardin de son ami, l’acteur Christian Clavier, à Porto-Vecchio (Corse du-Sud) le 30 août dernier. Accusé d’avoir mal géré l’affaire, le patron des Forces de sécurité corses, Dominique Rossi, a été brutalement muté à Paris. Une sanction qui a provoqué de vives réactions, et a remis la question corse sur le devant de la scène.

« L’affaire Clavier a eu un effet médiatique inespéré pour les nationalistes. Les quelques manifestants qui ont occupé la pelouse de Christian Clavier n’auraient jamais imaginé que leur action tournerait à l’affaire d’État. Tous les groupes nationaux et tous les médias en ont parlé. L’histoire a ainsi pris des proportions extraordinaires, c’est le meilleur service qu’on pouvait rendre aux nationalistes », affirme le député François Dominici, président du groupe « La Corse dans la République ».

« Sarkozy, qui est en Syrie, n’a rien d’autre à faire que de s’occuper de la villa d’un comique. Ce n’est pas la loi qu’il fait respecter, mais l’invulnérabilité de ses amis. Si chaque fois qu’une villa est occupée par des manifestants, qu’ils soient politiques ou syndicaux, on va révoquer quelqu’un, l’administration française va vite être décimée en Corse. On peut le remercier », renchérit l’ancien élu nationaliste et président du groupe « Corsica Nazione », Paul Quastana.

« Si Christian Clavier n’avait pas été l’ami de Nicolas Sarkozy, personne ne se serait soucié de cette affaire. Et si elle s’était produite en Lozère ou en Corrèze, elle n’aurait pas eu le même effet. Le paradoxe étant que Christian Clavier fait virer un contrôleur général, mais ne porte pas plainte contre les manifestants », s’indigne en outre M. Dominici.

En janvier dernier, les nationalistes indépendantistes avaient occupé, pendant presque une demi-journée, l’Assemblée corse. Ils avaient mis le feu au bureau du Conseil exécutif et organisé des débats à la tribune… « Aucune sanction n’avait été prise, personne n’avait été muté. Effectivement, l’État de droit doit s’appliquer, mais il doit s’appliquer sereinement, et non sur un simple coup de fil sans avoir mené une enquête », poursuit-il. « On a tellement médiatisé la violence en Corse que l’île est devenue un produit marketing. Le gouvernement ne sait plus comment se comporter avec les nationalistes. Tantôt il leur passe la brosse dans le sens du poil, tantôt il leur rentre dedans », ajoute-il.

Marquée par la violence depuis les années 70, la question corse est toujours d’actualité. Et ce malgré le renforcement des pouvoirs locaux au détriment du pouvoir central, les diverses tentatives de rétablissement de l’ordre et les multiples initiatives économiques. Le nationalisme corse est en outre presque exclusivement traité, surtout par les médias, à travers ses manifestations violentes : rassemblements d’hommes en arme, plastiquage, attentats, assassinats, etc. Parallèlement, l’État qui fait face à une insécurité récurrente et à des atteintes spectaculaires à son autorité n’est pas parvenu à résoudre le problème corse, lié à un contexte historique, géographique et économique particulier.

Historiquement, les « événements d’Aléria » sont considérés comme l’acte fondateur de la violence politique en Corse. Ils constituent l’une des dates les plus violentes de l’histoire contemporaine de l’île. En août 1975, en réponse à l’occupation par huit militants armés d’un groupe nationaliste de la propriété d’un viticulteur pied-noir, mêlé à un scandale d’enrichissement frauduleux, les pouvoirs publics réagissent par une impressionnante démonstration de force : des blindés légers, des hélicoptères Puma et plus de 2 000 gardes mobiles sont mobilisés. Deux gendarmes sont tués durant l’opération. Par la suite, une manifestation de protestation à Bastia dégénère en de violents affrontements avec les forces de l’ordre, faisant un mort et seize blessés.

« Il faut remonter au début des années 70 et même un peu avant pour comprendre la réalité des revendications des nationalistes, explique François Dominici. À partir des années 60, la France commence à perdre ses colonies en Afrique du Nord, en Afrique noire et en Indochine. Beaucoup de Corses, qui étaient éparpillés dans l’empire colonial, rentrent sur l’île. Parallèlement, sont transférées vers la Corse des populations venues d’Algérie, notamment ce qu’on appelle communément les pieds-noirs. Cela a créé, à l’époque, un certain déséquilibre, surtout sur la côte orientale de l’île. »

Dans le même temps, se met en place sur l’île une agriculture quasiment industrielle, loin des méthodes agricoles traditionnelles et familiales. « Ce changement, qui a été assez brutal, a un peu surpris tout le monde. Ensuite, il y eut le comportement de l’État qui n’a pas été très régulier avec les agriculteurs et éleveurs corses. Tout cela a généré des tensions », souligne le président du groupe « La Corse dans la République ».

Dans un premier temps, il n’y a pas eu de volonté de scission, bien que les Corses se considèrent avant tout corses. Mais progressivement sont apparus des mouvements intellectuels d’étudiants corses qui se trouvaient sur le continent, et qui ont commencé à militer pour une autonomie interne. « À l’époque, la France était bien loin de la régionalisation ou de la décentralisation initiée par François Mitterrand », rappelle M. Dominici qui estime que la démarche des autonomistes a dès lors pu être mal comprise, et notamment par Valérie Giscard d’Estaing, président au moment des « événements d’Aléria ». Écartant tout recours à la négociation, les autorités ont opté pour la manière forte. « On est donc passé très rapidement du mouvement autonomiste régionaliste des années 65-75 à un régime un peu plus dur avec la création du FLNC (Front de libération national corse) », souligne François Dominici. Avec à la clé des méthodes de revendication plus violentes : plastiquage, racket, voire assassinats. « Quand on rentre dans une spirale comme celle-ci, il est très difficile d’en sortir », ajoute l’élu corse.

Aujourd’hui, le dossier s’est encore un peu plus compliqué avec la division du mouvement nationaliste en deux, voire trois franges. À ces éléments internes se sont ajoutés des éléments externes : la mondialisation, la création de l’Union européenne et le processus de régionalisation, qui renforce le pouvoir et les compétences des régions. « On a ainsi créé des strates géographiques, politiques et économiques qui n’ont plus rien à voir avec les années 70. Ainsi, les régions se chargent du développement économique, de l’éducation. Il ne reste plus que les pouvoirs régaliens, la police, l’impôt ou d’autres activités comme la défense... » souligne M. Dominici qui estime que la situation a tellement changé en 30 ans « que le combat des autonomistes n’a plus de raison d’être aujourd’hui ».

Les indépendantistes refusent toutefois de rendre les armes. Un groupe dont l’élu corse estime, en se basant sur les dernières élections municipales à Bastia, qu’il ne représente pas plus de 5 % de la population. Toutefois, les dernières élections législatives montrent que le poids des nationalistes varie entre 16 et 18 %. « S’ils ont encore une force de persuasion très importante – la violence, le plastiquage –, les indépendantistes ne bénéficient plus d’un fort engouement populaire. Les gens ici ne veulent pas être indépendants », affirme l’élu corse.

Pour certains analystes, c’est la faiblesse même de la popularité des indépendantistes qui explique la poursuite de la violence, dernier recours de ce groupe pour peser sur la vie insulaire. Et dans les faits, les nationalistes, appelés souvent autonomistes, indépendantistes ou souverainistes, parviennent à rester des acteurs centraux de la scène politique corse. Leur combat est d’autant moins terminé qu’ils peuvent toujours s’appuyer sur la mauvaise situation économique et un malaise social fort sur l’île de Beauté.

« Nous sommes dans un système complètement formaté dans lequel nous n’avons aucun moyen de nous développer économiquement et socialement, avec des réglementations françaises et européennes qui sont parfois absurdes et des lois fiscales qui nous assassinent », affirme l’ancien élu souverainiste, Paul Quastana. « Pour développer un pays, nous avons besoin du levier réglementaire, fiscal et économique ainsi que du levier politique. Ces leviers-là, nous ne les avons pas, et c’est Paris qui les a, et qui s’en sert contre nous. Donc la seule façon de se développer, c’est d’obtenir ces pouvoirs : les pouvoirs législatif, fiscal, financier, territorial, administratif et réglementaire. En un mot, tous les pouvoirs. Certains considèrent qu’il s’agit d’indépendance, d’autres l’appellent souveraineté », poursuit-t-il, ajoutant qu’« il y a une large autonomie en Corse, mais elle porte sur des secteurs qui ne sont pas fondamentaux ». Paul Quastana appelle donc à l’établissement d’une feuille de route menant, par étapes, à une souveraineté totale de la Corse. « Il faudra également négocier de nouvelles relations avec l’Europe. Nous ne voulons pas de réglementation qui assassine notre agriculture », martèle-t-il.

À ceux qui estiment que les indépendantistes n’ont pas les moyens de leurs ambitions, qu’une Corse souveraine ne serait pas viable, M. Quastana répond : « Nous avons un territoire, des terres cultivables, nous avons en outre un tourisme développé, des matières premières, une université, nous avons tout ce qu’il faut pour nous en sortir. Dire le contraire n’est que de l’intoxication. C’est la supériorité, l’arrogance française. »

Sur la baisse de popularité du mouvement indépendantiste, M. Quastana fait néanmoins un début de mea culpa. « Les idées ont progressé rapidement durant les 20 dernières années. Mais actuellement, elles sont au point mort parce que les nationalistes n’ont pas été capables de présenter un projet cohérent et constructif sur le plan social et économique, et sont restés au stade du slogan. Ils n’ont pas été à la hauteur de l’attente de l’opinion publique, ce qui a entraîné une stagnation de notre électorat. » Paul Quastana reconnaît qu’aujourd’hui, les Corses sont plus intéressés de savoir comment ils enverront leurs enfants à l’école ou paieront leurs crédits que d’une éventuelle indépendance de la Corse. « Il ne suffit pas de dire que quand nous serons indépendants tout ira mieux. Il y a actuellement d’énormes discussions depuis plusieurs mois pour l’élaboration d’un projet cohérent et pragmatique en vue de l’échéance électorale en 2010 », conclut l’élu.

Aujourd’hui, comme hier, l’argumentation nationaliste se nourrit du retard immense sur le plan du développement économique et industriel, associé à une très mauvaise gestion du dossier par le gouvernement, dépourvu de tout projet alternatif à opposer aux nationalistes.

L’île de Beauté a néanmoins profité de ce dialogue de sourds, puisque l’une des thématiques principales des nationalistes est le combat contre les projets étrangers de développement touristique de masse afin de préserver le milieu naturel de l’île. Malgré la polémique, la côte corse est toujours sauvage.

Beyrouth 24-09-2008
Rédaction
L'Orient le Jour





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